Cet opuscule a été composé par F. Tocase en 1899 (L'Autriche Juive) ; le mérite du vicomte, homme de grand jugement, est de l’avoir exhumé, réédité, offert au public ; remercions-le. C’est une invite à lire les œuvres plus étendues de Nesta Webster (La révolution mondiale, complot contre la Civilisation, 1921), de Wickham Steed (La monarchie des Habsbourg, 1919), évidemment classés comme nazis, fascistes et dérangés, par les spécialistes de la calomnie, du mensonge, du pharisaïsme : les simiae Dei, comme disait le pape Saint Léon le Grand. Mais, attention ! ce n’est ni un pamphlet, ni un libelle, c’est un cri de chagrin et d’horreur qui prolonge en quelque sorte celui du Crucifié cloué jadis au calvaire.
On ne sait quel passage de F. Tocase on devrait spécialement citer ; tout est, pour ainsi dire, divinatoire. Au-delà du destin de la malheureuse Autriche, c’est à celui de la France, de l’Europe, de la Civilisation qu’il faut songer.
« La stratégie a été la suivante : 1) La Presse, aux mains des Juifs, a commencé par railler, dénigrer, calomnier la religion catholique ; 2) Les Juifs maîtrisent toute l’activité sociale en dominant les hauts emplois ; 3) Ils ont ensuite accaparé ce qui est commerce et industrie ; 4) « Rotschild possède à lui seul le quart de la propriété foncière ; c’est sept fois autant que la famille impériale » ; 5) Les Juifs dirigent l’enseignement, l’opinion et ils sont maîtres de la police. »
« Le plus grand malheur qui puisse arriver à un État est sans contredit de voir la justice du pays se mêler à la politique et se mettre en quelque sorte à sa remorque (p. 16). »