
Ce cinquième tome est une véritable Somme d’amour pour Jésus, l’Église et la Sainte Vierge ! Le Père de Clorivière nous donne ici une explication très approfondie de la Cité Sainte et, pour cela, revivifie tout notre catéchisme pour nous amener à accroître notre saint désir pour le Ciel et nous préparer à l’événement majeur du Règne de Jésus-Christ, la Parousie !
(…) La Cité est l’emblème de l’Église et de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu. Il y a le plus grand rapport entre les deux choses figurées par la Cité. Toutes deux sont Mères du Peuple Chrétien. On ne peut véritablement appartenir à l’une sans appartenir à l’autre. Cela ne nous fait-il pas sentir, de la manière la plus frappante, que nous n’aurons part à ces promesses, au Règne éternel des Saints, que par le moyen de l’Église, et de celle que l’Église révère comme sa Reine, sa Mère, et sa Protectrice toute-puissante auprès de son Fils ? La grâce et la gloire ont en Dieu leur origine ; Jésus-Christ en est la cause méritoire. Il en a été fait le Maître et le Dispensateur absolu, et sa Sainte Mère est le canal qu’il a choisi pour les faire parvenir jusqu’à nous. (…)
Si Jésus-Christ nous parle de son second avènement à la fin des siècles, s’il nous avertit que le temps en est marqué, que chaque moment nous en approche, que les siècles seront bientôt écoulés, et qu’il ne tardera pas à paraître, comme souverain Juge, dans tout l’éclat de sa gloire pour rendre à chacun selon ses œuvres, qu’il se hâte déjà de venir vers nous avec cette même vitesse qui emporte loin de nous les siècles ! Témoignons-lui hautement que nous supportons avec peine la durée d’un temps dont les hommes abusent pour outrager sa divine Majesté, et pour se souiller eux-mêmes de mille crimes ; que nous désirons avec ardeur que cette longue nuit d’iniquité disparaisse et fasse place enfin au jour de son triomphe et de sa gloire, à ce grand jour où tous ses ennemis seront abattus à ses pieds et ses amis triomphants. (…) Que le cours des siècles, qui nous en sépare, quelque rapide qu’il soit, paraît encore trop lent à nos vœux. (…) S’il parle de ces temps toujours prochains, où il jette plus particulièrement ses regards sur ses Serviteurs, pour voir s’ils sont dignes de récompense ou de châtiment, s’il doit les retenir à son service ou les en exclure, de fidèles Serviteurs doivent-ils appréhender la présence d’un Maître si bon et si généreux ? Ont-ils à craindre sa colère ? N’ont-ils pas, au contraire, tout à espérer de sa bonté ? Disons donc, en tout temps, avec toute l’affection dont nous sommes capables : Veni Domine Jesu. (…) Appliquons-nous à le faire, et ce ne sera point en vain et de bouche seulement, mais pour nos œuvres et en vérité, que nous lui dirons de venir à nous. Lui seul peut dignement nous préparer à le recevoir. Nous l’appelons Seigneur, par respect pour son infinie Majesté ; Jésus, pour témoigner la confiance que nous avons dans son amour. Veni Domine Jesu.
Couverture : Tapisseries de l’Apocalypse du château d’Angers
Pour mieux connaître le père de Clorivière et son œuvre de restauration des jésuites en France :