Apologétique

À L’ÉCOLE DES TÉNÈBRES

Bella DODD

Traduit pour le première fois en français par François Thouvenin.

Le récit de Bella Dodd est un document humain d’une importance considérable pour l’Amérique d’aujourd’hui. Y sont décrits les rouages internes du Parti communiste aux États-Unis, vus depuis les conseils secrets et les réunions stratégiques du Comité National, dont l’intéressée a fait partie durant un laps de temps déterminant.

Dès les années quarante, le Parti a formé le plan cynique d’utiliser les noirs comme instruments dans la révolution à venir aux États-Unis. Suivant l’idée conçue par Staline, Foster s’acharna à encourager « l’autodétermination des noirs dans la ceinture noire »[1] et l’établissement d’une nation noire habilitée à faire sécession d’avec les États-Unis.

L’histoire de Bella Dodd a été vécue par beaucoup de jeunes Américains qui voyaient dans le communisme un nouvel évangile et qui se sacrifièrent à cette cause jusqu’au jour inévitablement amer où ladite cause les trahit. Elle vit arriver ce jour presque trop tard pour son salut, car ainsi qu’elle nous le dit, « Cela prend beaucoup de temps pour “se décommuniser” ».

En tant que professeur d’université possédant une formation juridique, Bella Dodd attira l’attention des dirigeants communistes par sa lutte inlassable pour améliorer la rémunération et les conditions de travail des enseignants new-yorkais. Sa conversion au communisme résulta d’une lente infiltration de son esprit par un attrait pour l’amour de l’humanité et par la vision d’une société meilleure comme d’une plus grande justice sociale. Au sein du Parti, elle gravit les échelons jusqu’à devenir membre de son Comité National, représentant législatif de son Comité de l’État de New York et membre du Conseil d’État de son Secrétariat d’État. Ce compte rendu de ses activités et de celles des principaux dirigeants du Parti couvre la période historique de la Deuxième Guerre mondiale caractérisée par le Front Démocratique, l’enquête Rapp-Coudert visant les enseignants communistes, l’effort de propagande en faveur de l’Espagne loyaliste, les travaux du Women’s Trade Union for Peace [syndicat des femmes pour la paix], ainsi que les menées du célèbre « neuvième étage » du siège du Parti Communiste. Bella Dodd décrit l’atmosphère de suspicion et de conspiration qu’elle respirait alors. Elle retrace les séances tendues au cours desquelles des amis se tournaient le dos et où des dirigeants se voyaient rétrograder du jour au lendemain parce que la « ligne du Parti » avait changé à Moscou.

Le récit culmine avec cette veille de Noël enneigée où Bella Dodd voit se réaffirmer sa foi et peut dire : « Une rude expérience m’a appris qu’on ne peut servir l’homme que si l’on commence par servir Dieu en toute vérité et sincérité ».

Bella Dodd s’est fait largement connaître comme conférencière. En outre, elle écrit et exerce le droit dans son cabinet new-yorkais.

[1] NdT : le mot employé ici par l’auteur est negroe, qui a pris depuis une connotation nettement péjorative en anglais, de même que « nègre » en français. On n’emploiera donc que le mot « noir » dans la totalité du texte. Quant à la « ceinture noire » (black belt en anglais), elle désigne deux choses caractérisées par leur commune couleur : le secteur des États du Sud dont la terre très fertile est noire, ainsi que la population majoritairement noire employée à cultiver cette même terre dans le cadre de l’esclavage. 

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ISBN : 2-8162-0519-0
Nombre de pages : 261 (1 volume)
Format : 14,5x20,5
Type d'édition : Edition originale
Langue : Français
Etat : Neuf